Qui suis-je ?

Nom : REGNAULT - COMPAIN

Prénom : Dominique

date de naissance : 10/04/1964

Lieu : Torigni sur Vire (Manche)

 

ID TRS AURAN : 191187

pseudo            : DRECO

 

Profession : Retraité Agent SNCF depuis Octobre 2013. 

 

Dernière activité : Bureau du Contrôle Comptable de l'Etablissement Exploitation Poitou-Charentes, lignes (Angoulême) Chateauneuf sur Charente à Royan, Saintes à La Rochelle et La Rochelle à Surgères. 

 

Cursus professionnel :

 

Entré à la SNCF à l'âge de 15 ans en 1979, je suis un ancien apprenti de Sotteville Quatre Mares (Rouen). Sitôt terminé l'apprentissage, je pars en Stage au Mans avant d'être nommé agent d'entretien du matériel remorqué "voyageurs" à Clichy-Levallois puis agent d'exploitation de la Machine à Laver les rames au défilé de Paris-Batignolles. En 1985, je passe l'examen d'AMV - Agent Mouvement (aiguilleur et agent-circulation) et suis affecté dans différents postes de la région de Paris St-Lazare : Bécon, La Défense, Les Moulineaux-Billancourt, Puteaux, Suresnes-Mt-Valérien, Viroflay Rd, Montreuil et Versailles RD, puis lors d'une campagne de recrutement pour la Traction je me forme pour devenir conducteur de train (dépôt d'Achères). A la suite de soucis de santé, je dois abandonner la Traction et me reconvertir. J'opte pour la filière Voyageurs et deviens Agent Commercial des Gares. Je vais assurer beaucoup de postes, en réserve et en roulement qui m'enverront à Versailles Rive Droite, puis Villennes sur Seine, Les Mureaux, Vernouillet-Verneuil, Les Clairières de Verneuil, Epônes-Mézières, Maule, Aubergenville-Elisabethville, Rosny sur Seine, Bréval, Bueil, et Mantes la Jolie dans un premier temps, puis à la suite d'une mutation, à Bordeaux-St-Jean, Bordeaux-St-Louis, Talence, Pessac, Gazinet-Cestas, Bassens-Ville, Boutiques Ste-Catherine (Bordeaux), Mériadeck (Bordeaux), Lormont et pour terminer cette longue liste, gare d'Angoulême comme vendeur spécialisé puis responsable machines de ventes et informatique de la gare. Enfin, en Août 2011, je rejoins le Bureau de Contrôle Comptable de l'Etablissement Exploitation Poitou-Charentes, où je prends à ma charge, le contrôle comptable des postes de vente  (guichets et distributeurs automatiques) des gares des lignes d'Angoulême (exclus) à Royan, de Saintes à La Rochelle et de La Rochelle à Surgères. Je termine ma carrière à ce poste le 10 Octobre 2013. 

 

Mes activités ferroviaires de loisir :

 

J'ai pendant mon adolescence, pratiqué le modélisme HO avec assiduité, puis devenu agent SNCF dès l'âge de 15 ans, je me suis lancé dans la photo ferroviaire et j'ai alors eu la chance de parcourir à peu près toute l'Europe en train.

 

Ayant séjourné fréquemment à Barrême, dans les Alpes de Haute Provence depuis mon enfance, j'ai été au contact des Chemins de fer de Provence, alors exploités par la CFTA sous l'égide du Syma. (Syndicat Mixte Méditerranée-Alpes). Je passais mes journées d'enfant, avec Jean et Ninette Bertrand, les gérants CP de la gare de Barrême. J'ai vu arriver les premiers autorails CFD en 1971 et 1972 ... Une révolution sur le réseau à l'époque, malgré toutes les faiblesses qu'on leur découvrira par la suite. Mais ces autorails jaunes donnaient une lumière nouvelle au Réseau. C'est tout naturellement, que quelques années plus tard, j'ai rejoint de Groupe d'Etude pour les Chemins de fer de Provence, mené par Jacques Chaussard.

 

En mars 1983, à l'occasion d'Exporail 83 à Nice, alors que j'étais venu pour le GECP initialement, je fais la connaissance d'une association naissante, l'ASCCC, présidée alors par Jacques Vermont. Je suis intéressé par son projet et j'adhère à son association. Elu Vice-Président de l'ASCCC dès Juillet 1983, il va s'en suivre une longue coopération de 10 années avec J Vermont. Je vais apporter de réels bouleversements dans le fonctionnement, la structure et même les projets de l'association. En tant que cheminot, j'étais très conscient dès le début que les projets suivis par l'ASCCC n'obtiendraient jamais gain de cause, à savoir la réouverture de la ligne SNCF Carentan-Carteret. Je réfléchissais à une solution alternative pour sauver cette voie ferrée. A ma demande, en Juillet 1984, l'ASCCC devient l'Association pour les Transports en Commun de la Manche, ATCM, pour prendre en compte les demandes des riverains des autres lignes secondaires de la Manche. Ce même mois de Juillet 1984, je présente aux élus et aux participants de l'assemblée générale de l'association, le projet qui va générer le tournant réel de l'association et lui ouvrir son avenir : L'idée de créer un train touristique entre La Haye du Puits et Carteret. Le Train Touristique du Cotentin est né !

Après de très âpres négociations avec la SNCF, ce dernier ouvrira ses portes le 21 Décembre 1988, entre Carentan et Baupte, puis le 30 Juin 1990 entre Portbail et Carteret.

 

Le Conseil Général du département de la Manche a toujours été hostile à la démarche de l'ATCM. Son action n'aura eu de cesse depuis 1988, de mettre des bâtons dans les roues de l'association afin de la faire péricliter. Le but en est de récupérer les terrains ferroviaires pour en faire une voie verte d'une part, et de parvenir à l'établissement d'une rocade routière à Carentan, coupant en deux la voie ferrée ! Par ailleurs, le terme "Transports en Commun" déplaisait fortement aux élus manchois. Dans un geste d'appaisement, tout en gardant le sigle ATCM, l'association change son intitulé pour devenir alors Association Tourisme et Chemins de fer de la Manche. Mais c'est la lutte du Pot de terre contre le pot de fer ; Le Conseil parvient à ses fins en 1994, et le train touristique perd sa section Carentan à Baupte, ne conservant tristement que les 9 kms terminaux entre Portbail et Carteret. Ecoeuré par cet échec, je démissionne de mon poste de vice-président et me mets en retrait de l'association.

 

Je vais rester deux années sans réelle activité associative, profitant de ce temps vacant pour reprendre mes activités de photographe ferroviaire. Fin 1995, je rejoins très temporairement l'équipe du Train Touristique, aujourd'hui disparu, du Mont des Avaloirs, à Alençon. Juste l'espace d'une saison pour constater que cette association ne me parait promise à aucun avenir viable, n'ayant aucune stratégie commerciale ou technique, et menée par un président despote. L'Histoire me donnera raison puisqu'il n'y aura même pas de saison 1997 pour ce chemin de fer qui ne vécut réellement que 4 années. Moins d'un an après mon entrée dans cette asso, j'en démissionne en Septembre 1996 pour rejoindre alors le réseau de St-Trojan, sur l'île d'Oléron.

 

Il est très clair que c'est bien alors, au sein de ce chemin de fer, que je vais m'épanouir le plus et vivre des années vraiment paradisiaques. La STTST est un vrai chemin de fer secondaire, digne descendante des chemins de fer économiques de Charente. Le Dr Pol Gala, est à son Histoire, l'égal de ce que fut le sénateur Adrien Paul Mairat pour les économiques de Charente. Même si cet homme avait des travers, (qui n'en a pas ?), je lui voue une admiration sans borne encore aujourd'hui. Tout comme envers son fils Paul-Albert, qui sera à partir de 1996, le maître d'oeuvre inconstesté et incontestable d'un virage à angle droit de la société, qui l'a menée à sa véritable modernisation, et au succès toujours grandissant.

 

Même si Paul-Albert Gala a toujours fréquenté le réseau, par le fait, puisque son père en était le directeur depuis 1963, il a tout d'abord mené une brillante carrière militaire. C'est donc en 1996 seulement qu'il devient gérant de la société. Passionné par son réseau, et totalement novateur et plein d'idées, il va entreprendre une modernisation sans précédent, qui, 14 ans plus tard, se poursuit au quotidien. C'est exactement à la même époque que je rejoins aussi le réseau. Jusqu'en 2004, je vais donc vivre là, mes meilleurs années d'amateur ferroviaire, les plus heureuses, les plus riches en créations. Je m'entends à la perfection avec Paul-Albert Gala. Malheureusement, nous aurons une idée qui ne s'avèrera pas, à mon sens, des meilleures. Celle de la création d'une association de soutien à la STTST. Je pense encore aujourd'hui, que cette dernière n'avait absolument pas besoin de cela. Prudent, éclairé par mon passé décevant au Train Touristique du Cotentin, et par l'expérience sans saveur au Mont des Avaloirs, je refuse de prendre la présidence de cette nouvelle Association, l'OSVF. Celle-ci est alors acceptée par un ancien membre du Chemin de fer touristique de Pithiviers. Malheureusement, ce monsieur d'âge vénérable, dont je tairais le nom ici, va lui aussi se comporter en véritable despote, se prenant rapidement lui-même pour le directeur du réseau, et clamant à qui veut l'entendre dans St-Trojan, que le réseau fonctionne "grâce à lui". Propos mensongers et honteux qui me sont rapportés par des commerçants de la commune. Choqué et embarassé par cette attitude indigne et injuste, je m'en plains à Paul-Albert. Bien que choqué lui aussi, celui-ci veut jouer la carte de l'apaisement. En effet, le président de l'OSVF et son épouse sont des figures locales, qu'il vaut mieux ne pas avoir en opposition ... Cependant, dans ce genre de situation, il arrive forcément un moment où un jour ou l'autre, une pierre vient bloquer le mécanisme : Paul-Albert, pensant à juste raison qu'il faudrait que le Réseau s'équipe de voitures couvertes et fermées pour la basse saison, va alors soumettre à la fois au président de l'OSVF et à moi-même, l'idée de concevoir et lui proposer chacun, un modèle de voiture. Le premier viendra rendre sa copie sous forme d'un croquis dessiné à main levée sur une feuille de papier. Pour ma part, je reviens avec des plans conçus en CAO (ancêtre de notre actuel Gmax), avec croquis côtés, mise en page couleur ... le choix, on le devine d'office. Hélas pour moi en vérité, car de là, naîtra chez mon "concurrent" une jalousie confinant à la haine, terreau d'une vengeance qu'il ne cache même pas, en affirmant auprès des salariés des ateliers de la STTST "qu'il me le fera payer cher et qu'il me fera foutre dehors". Il parviendra à ses fins en me persécutant, ainsi que mon père. Or, en tant que bénévole, je ne voyais pas l'intérêt de passer mes loisirs à me faire harceler ainsi. Avec regret, et beaucoup de chagrin je le reconnais, j'ai dû informer Paul-Albert, que de guerre lasse, je me voyais obligé de "suspendre" mes activités au sein du réseau, tant que le personnage incriminé serait présent. Voilà comment, pour une stupide histoire de jalousie dont j'étais la victime, j'ai dû depuis 2004, mettre en sommeil mes activités au sein du Petit Train de St-Trojan.

 

Pour ne pas rester sur la touche, je rejoins alors l'équipe du Chemin de Fer de Charente Limousine, qui exploite un vélorail entre Roumazières et Confolens. Je vais même entrer au Conseil et au Bureau de l'association, et en être le Secrétaire pendant deux années. Mais je ne me sens pas totalement à mon aise. Mon intérêt, ce sont les trains, pas les vélorails. Malgré tout, je prête main forte de bon coeur à la petite équipe, qui là encore sera tiraillée par une dispute entre deux membres de la direction de l'association. Schisme et départ de l'un des deux qui ira fonder un nouveau vélorail en Périgord. Gardant de bons contacts amicaux avec les deux parties, je participe alors à l'exploitation des deux vélorails. Mais c'est une situation extrêmement fatiguante, où les déplacements en voiture sont nombreux, coûteux et longs. Je vais finir par y laisser une partie de ma santé ... et me retrouver à l'hôpital, épuisé.

 

En 2004, alors que je suis encore, et pour le dernier été, membre du Train de St-Trojan, Le président du Train Touristique du Cotentin se rappelle à moi. Ils sont dans une situation extrêmement difficile et manquent de bénévoles. Malgré une certaine prudence et déjà bien occupé, à l'été 2005, en plus des vélorails, je leur accorde 4 journées de bénévolat. C'est mon retour au sein du Train Touristique du Cotentin, un petit peu fêté à l'époque comme le retour de l'enfant prodigue. A l'été 2006, je suis obligé de laisser tomber les vélorails pour aller me consacrer entièrement au Train du Cotentin, dont le déficit en bénévoles devient dramatique. C'est alors, que le président, dont la santé s'est considérablement dégradée, annonce qu'il va quitter définitivement la présidence de l'ATCM en 2007 après 25 années de présence à la tête de l'association. On cherche un candidat, mais personne ne veut du cadeau empoisonné ! Car c'est un saccerdoce qu'il faut accepter là, avec à la clé, une réputation de l'association auprès des élus on ne peut plus mauvaise. Il faut dire que les combats menés avec succès par l'ATCM pour maintenir en vie ce train, les pétitions remportant un vif intérêt et la mobilisation de la population autour du petit train, marquent au fer rouge le président et son épouse au niveau du Conseil Général de la Manche. Donc la tâche de succéder à cet homme relève quasiment de la mission impossible. Et personne ne s'y trompe. Aucun candidat ne se manisfeste. Au point que l'on songe sérieusement à "vendre" le train à un tour opérateur privé, contre l'avis général des bénévoles de l'association. Dans ce contexte, je suis littéralement "harcelé" par toute l'équipe qui me presse en tant que créateur et fondateur du Train Touristique du Cotentin, de le sauver en prenant moi-même la présidence. La tâche me paraît difficile, insurmontable, et quasiment de la folie, d'autant que j'habite dans le Sud-Ouest à 600 kms du train touristique. Mais on me fait promesse de monts et merveilles en matière d'aide sur le terrain. Si bien que me sentant plus que "pressé" j'accepte la mission en Juillet 2007, et je deviens le nouveau président de l'ATCM.

 

Malheureusement pour moi, mon mandat ne sera qu'une succession de difficultés. Je ne reçois absolument pas l'aide promise !!! Alors que j'essaie de moderniser le train, comme Paul-Albert Gala l'avait fait à St-Trojan en 1997, les anciens dirigeants de l'ATCM, que mes nouveautés dont ils n'ont rien décidé dérangent, se mettent en travers de mes décisions, contestant tout ce que je fais. Rien n'est jamais bien ... On me dit que je veux trop en faire pour le Cotentin, que ça ne marchera jamais ici ... que le Cotentin, ce n'est pas Oléron, enfin bref, on m'accuse de tous les maux. On jette aux orties mon expérience professionnelle à la SNCF ( je sers de bouc émissaire pour certains ayant des griefs contre l'entreprise nationale ), et les conseils d'administrations se transforment tous en pugilats verbaux, les uns derrières les autres. On va jusqu'à essayer de m'intimider ! Je suis insulté en public par certains à bord du train. Et comme si cela ne suffisait pas, alors que je disposais d'un Trésorier titulaire hors pair, en la personne du Président honoraire du Conseil du Crédit Mutuel de Cherbourg, il sera lui aussi victime de provocations et critiques violentes. A tel point que Mi-Octobre 2008, écoeuré et à bout nerveusement, il me remit sa démission. Or j'estimais que par solidarité vis à vis de cet homme sérieux, consciencieux qui n'avait compté ni ses efforts, ni son temps pour le train, je lui devais entière solidarité. Par ailleurs, en raisons du stress et des soucis provoqués par la situation et les conflits permanents, ma santé décline et je commence à rencontrer de sérieux problèmes. J'ai donc joins la mienne à sa lettre de démission, et ainsi je quittais, cette fois définitivement, le Train Touristique du Cotentin, le 25 Octobre 2008. Ma démission fut suivie de celle d'une partie des bénévoles du train, ce dernier se retrouvant dans la situation catastrophique où il se trouvait à mon arrivée ...

 

Je m'étais pourtant bien juré en 2008, que c'en était fini pour moi avec le monde des trains touristiques, ingrat et plombé par une multitude de gens jaloux ou envieux. Un monde où la médisance est commune et où, si l'on a le malheur de devenir une "cible" pour certains, il est quasi certain qu'on devra fuir un jour.

 

Il s'est alors passé cinq années, où j'ai cessé toute activité ferroviaire en dehors de mon travail à la SNCF. Le chemin de fer, c'était le boulot, et une fois à la maison, je ne voulais plus en entendre parler. Enfin, presque, car malgré tout, je ne peux m'empêcher de jouer et créer dans le cadre de mon logiciel préféré "Trainz". Depuis 2001, je suis l'évolution de ce jeu, et je continue à créer des maps et à alimenter le présent site depuis qu'il existe. Et c'est mon confrère de jeu, le créateur bien connu Jean-Pierre GUYADER, auteur du célèbre "Trenbirinik" et de la map "Carhaix", qui, membre du Chemin de Fer du Lac de Rillé, va me faire de multiples petits appels du pied si on peut dire, pour que je vienne voir "son train". Nous sommes alors au printemps 2013. J'ai encore énormément de réticences envers les trains touristiques, et je finis par lui rendre visite en Août 2013. Et voilà que par "sa faute", le virus me reprend, et je replonge en adhérent à l'AECFM. Plus encore, je me présente aux élections du Conseil d'Administration en Octobre qui suit et suis élu. En vue de remplacer le secrétaire-adjoint démissionnaire, le CA me nomme à ce poste en Octobre 2013. Pendant 2 ans, je vais assurer ce poste, jusque fin Septembre 2015. Lors des élections du renouvellement du CA, je suis réélu au Conseil pour 2 ans. Cependant, le nouveau conseil élu ne trouve pas souhaitable de me renouveler sa confiance dans ma mission de secrétaire-adjoint, qu'il confie à un membre nouvellement élu, résidant sur place. Il semble que mon éloignement géographique de Rillé (185 km), soit la raison essentielle et pratique de cette décision, que je ne peux malgré tout que regretter et trouver un peu injuste au regard du travail que j'ai pu effectuer durant la période 2013 - 2015. Je reste donc au CA mais comme simple conseiller d'administration de l'AECFM ... Et je reconnais aujourd'hui que cela a porté atteinte à ma motivation vis à vis de cette association. J'espère que la sortie de ma map consacrée à ce train, me permettra de retrouver un peu le "feu sacré", quelque peu noyé en Septembre dernier ...